NOTRE PROJET

  • Notre projet

  • L'agro-écologie

  • Potager et maraîchage

  • Arbres et projets de plantations

  • Les animaux du Mas

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« Charriés longtemps par de puissants courants qui se perdent, nous ne nous noierons pas à les remonter. Nous regagnons la rive. »

L'ÉQUIPE

Frédéric Roux

Je suis né il y a 60 ans (61…) dans une ferme près de la très charmante petite ville d’Uzès dans le Gard. J’ai 5 enfants et 1 petit fils. D’Uzès, comme il se devait alors, j’ai gagné la ville pour gagner ma croute. Montpellier.

De Montpellier, comme il se devait encore, je montais à Paris travailler dans la publicité. Fatigué par 12 année de « com » et de capitale je revenais avec ma grande famille vers plus petit qui me semblait aussi plus facile et plus « humain ». 

À Nîmes d’abord puis à nouveau à Montpellier. La ville encore, la com toujours, le sens manquait… Là, enfin, lentement et surement, je « pétais les plombs » et finissais par admettre que mon « salut » proviendrait en grande partie d’une nécessaire re- connexion à la terre perdue. 

En 2008/2009, je rencontrais notamment Pierre RABHI et le mouvement des COLIBRIS, l’association fondée par Pierre TERRE & HUMANISME puis le mouvement des OASIS des COLIBRIS. Ce qui changea profondément et durablement ma vie. 

Cette terre, cette très belle terre, je devais finalement la trouver avec ma compagne Dominique en avril 2018 dans les garrigues du sud des Cévennes, berceau de ma famille maternelle, c’est le Mas des Claparèdes.

« J’aurais jamais du m’éloigner de mon arbre. »

Georges Brassens

Dominique Lécluse

Je suis née à Paris où j’ai vécu une grande partie de ma vie. J’ai deux enfants Julia et Léo.

Après divers expériences où je tentais seule l’aventure (je fais court, c’est une bio…), nous avons décidé avec Frédéric de faire la route ensemble.

Un immense besoin de sens m’a fait réagir et m’a mené après bien des péripéties jusqu’ici au Mas des Claparèdes. Tout cela m’a prit du temps.

Une dizaine d’années pour passer d’un monde urbain frénétique hors-sol à une vie toujours bien active mais au service et au rythme du vivant.

Je vis aujourd’hui sur cette belle terre où je fais du mieux que je peux pour faire ma part.

Pierre Rabhi a été important. Son analyse pertinente de notre société et son engagement sans failles pour le vivant fût une « libération ».

Bien d’autres « ouvreurs de voies », souvent brillants humanistes dont je respecte infiniment la pensée et l’engagement. Sebastiäo et Célia Salgado, Henry David Thoreau, Poète émerveillé par la nature, Edgar Morin, la voie. Michel Serres, Isabelle Stengers, Dominique Bourg, Vinciane Despret, Timothy Morton pour n’en citer que quelques uns.

Au Mas des Claparèdes grâce à notre approche agro-écologique nous sommes dans la volonté d’échanger afin d’apporter des solutions globales concrètes pour la préservation et la protection du vivant.

Chaque jour nous agissons dans cette direction.

Pascal Cauchois

C’est en face de la gare de Nîmes que j’ai grandi.

Autant vous dire que les escapades du week-end en Cévennes et les vacances en Bourgogne ont très vite exacerbé mon attachement à la nature. Mais c’est surtout au contact de ma grand-mère que j’ai découvert les joies du verger et du maraichage.

Plus tard, alors que j’étudiais l’anglais à la fac, j’ai découvert les beautés de la Garrigue et me suis passionné pour les plantes et les oiseaux. Je découvrais aussi les processus fascinants de co-évolution entre la nature et le paysan. N’y tenant plus, c’est vers des études en gestion forestière, puis en gestion des espaces naturels que je me suis tourné.

Diplômes en poche, je suis parti en Californie pour débuter mon parcours professionnel en tant qu’ornithologue. 

De retour en France et jeune papa, je suis devenu maraicher et chevrier pendant quelques années en Cévennes. J’ai monté une entreprise de paysagisme à vocation écologique. Mais passionné de nature et de (agri)culture, j’ai repris les études pour devenir ingénieur en gestion de la biodiversité spécialisé en agro-écologie. 

Ces dix dernières années, je les ai passées au Conservatoire d’espaces naturels d’Occitanie en tant que chargé de projets. J’ai accompagné plus de 250 agriculteurs vers une prise en compte de la biodiversité au sein de leur exploitation.

Désormais ancré sur un territoire que j’aime tant, j’ai depuis quelques temps souhaité me connecter davantage à cette terre. 

Ma rencontre avec Dominique et Frédéric – mes voisins – et la découverte de leur projet dans ce cadre formidable que sont les Claparèdes, sont apparues comme une évidence: ici vais-je pouvoir cristalliser mes passions, mes compétences et mes aspirations au service d’un projet agro-écologique que nous voulons beau, ambitieux et partagé.

Tu vois grand-mère, le fruit ne tombe jamais bien loin de l’arbre !

Marine Valmier
Je suis originaire de Lorraine et j’ai décidé il y a 2 ans de venir vivre dans le sud de la France. Par la suite, j’ai à mes 23 ans eut un déclic, cela m’a paru comme une évidence de valoriser et retrouver les terres familiales en Auvergne, chères à mon cœur, elles représentent beaucoup de bons moments d’enfance lors de mes vacances. J’ai donc pris le choix de me reconvertir dans l’agriculture en choisissant un BP Responsable d’exploitation agricole en alternance au Mas des claparèdes.

A la fin de mes études, je souhaite développer au cœur de mon exploitation “une table d’hôte” ravitaillée par mes cultures maraîchères et arboricoles. Cela aura pour but d’offrir une transparence totale à mes futurs clients et peut-être même redonner le goût de la nature et de la simplicité. Offrir un retour aux sources. En outre, j’aimerais mettre en place une ferme pédagogique pour les plus jeunes, afin de transmettre les manières dont on peut conduire une exploitation en agroécologie et les responsabiliser dans la sauvegarde du vivant.

J’ai la chance de pouvoir faire mon apprentissage dans ce merveilleux cadre qu’offre le Mas des claparèdes mais aussi de pouvoir assister au développement d’un projet agroécologique. En effet, au Mas des claparèdes on s’applique à faire des choix qui promettent une agriculture respectueuse de l’environnement et durable. Mon choix de faire mon apprentissage dans cette entreprise me donne le privilège de pouvoir m’inspirer de pratiques innovantes mises en place afin de gagner sa vie dans le respect et la protection des ressources naturelles.

En tout et pour tout, je peux dire que le Mas des claparèdes me forge une véritable conscience écologique !

HABITER, COMPRENDRE, CULTIVER ET TRANSMETTRE

Nous aimons la garrigue depuis toujours, nous aimons désormais y vivre. Nous savons aussi que les vicissitudes du siècle dernier ont voué ces terres semi arides mais pleinement vivantes à l’abandon. Les promesses de la modernité, son visage séducteur et urbain poussaient alors à l’exode rural et ses conséquences : l’abandon de ces terres ancestrales qui rompait brutalement l’équilibre agro (cultures) – sylvo (forêts) – pastoral (pâturages, élevage extensif).

Notre projet consiste donc à essayer de retrouver cet équilibre en préservant la biodiversité dans une recherche progressive d’autonomie (en alimentation, en eau et en énergie). Il consiste également à réhabiliter les campagnes trop vides comme une salutaire alternative aux villes trop pleines ; une forme d’encouragement à un exode urbain « raisonné ». Rééquilibrage compris comme une condition du changement vers un monde plus sage.

Néo-ruraux (comme bien des agriculteurs d’aujourd’hui), nous ne souffrons pas d’un excès de formatage. Animés par le respect de ce qui est vivant, humbles face à la tâche qui nous attend et pragmatiques, nous prenons en compte ce qui reste des savantes techniques du passé comme la récente et prodigieuse évolution de nos connaissances en agronomie moderne (agriculture biologique, permaculture, agro-écologie au sens large).

Dominique et moi avons également l’envie de transmettre et de témoigner à notre mesure des vertus qu’une telle expérience peut apporter à la logique d’un monde qui nous semble mériter « quelques réglages ». C’est ainsi que nous vous proposons de partager avec nous cette tentative lors d’un des événement ou d’un séjour sur cette terre dite « difficile » que nous avons choisi d’abord pour sa beauté qui souvent suggère et révèle harmonie et intelligence des lieux.

Ce projet est en route depuis récemment, nous opérons une transition lente, à notre main, sans excès. Comme écrivait le Grand-Père de Frédéric : « Pas d’excès, même dans la modération »… Nous apprenons lentement afin de mener le projet à la réussite à limiter les risques d’échec en pêchant par un excès de radicalisme. C’est ainsi qu’encore demeurent « côte-à-cote », chevaux, tracteur et tracto- pelle. Autre exemple, nous sommes en contrat avec Enercoop (électricité 100% d’origine renouvelable) mais nous ne sommes toujours pas autonomes. Cette transition lente est notre manière d’opérer le changement.

Frédéric Roux

L'AGRO-ÉCOLOGIE

Notre ami Pierre Rabhi, dans son livre « Manifeste pour la Terre et l’Humanisme » (Actes sud) précise que l’agro-écologie est une technique inspirée des lois de la nature.

Il y a, en fait, plusieurs prismes possibles pour définir l’agro-écologie mais tous convergent et sont interconnectés.

Nous pouvons en effet considérer l’agro-écologie comme un ensemble de techniques inspirées du vivant.

De ce fait, les fondements de l’agro-écologie puisent beaucoup dans l’écologie en tant que science et étude des écosystèmes.

Dès lors, le système agricole n’est pas un simple agro-système, mais un agro-éco-système où les interactions de la faune et de la flore, du sol et du climat sont pris en compte dans les itinéraires techniques à développer.

Mais l’agro-écologie peut aussi être considérée comme un ensemble de procédés concourant à une agriculture durable, viable et vivable.

En cela, elle doit participer à la conservation de la biodiversité, de l’eau et des paysages; elle se doit d’être résiliante pour garantir la pérennité d’une activité vertueuse pour la nature ainsi qu’un revenu pour l’agriculteur; et enfin elle doit assurer une certaine équité dans le cadre des échanges commerciaux liés à cette activité.

Au regard de ces considérations, il est bon de rappeler qu’en Europe, l’agriculture est le premier facteur anthropique d’influence sur la biodiversité et parallèlement à cela, que 2/3 des espèces rares et menacées en Europe sont des espèces inféodées aux milieux agricoles. 

Cela démontre d’une part que l’homme et la nature ont su pendant des milliers d’années co-évoluer pour prospérer au travers de pratiques agricoles extensives et vertueuses pour la nature, mais aussi cela vient-il souligner que le paysan a aujourd’hui toute sa place dans la reconquête de la biodiversité. 

Au travers du projet aux Claparèdes, nous souhaitons prendre notre part dans cette reconquête.

Nos 10 grandes orientations

La polyculture

L’agriculture, pour peu qu’elle adopte des principes vertueux et sobres, peut jouer un rôle très positif pour la biodiversité.

Et cette biodiversité s’exprime d’autant mieux que les cultures, au sein d’une même entité géographique, sont diversifiées.

Une mosaïque de cultures au sein d’une exploitation est source de diversité du vivant, mais aussi, et cela n’est pas négligeable, apporte résilience à l’exploitation.

Moins sujette aux attaques de parasites friands de monocultures, l’exploitation est aussi moins dépendante d’une seule et même culture en cas d’aléa climatique ou parasitaire, ou en d’autres termes: comment ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier !

L’agriculture biologique (et plus encore)

En nous engageant dans ce projet agricole, nous souhaitons apporter de la vie. Que ce soit dans les sols ou au dessus.

Aussi, pour nous, il n’est pas envisageable d’utiliser quelque produit chimique que ce soit.

Nous irons même plus loin que le seul cahier des charges de l’agriculture biologique en favorisant au maximum la prophylaxie et en nous passant des produits utilisés en AB 

mais que nous jugeons impactant sur la biodiversité, notamment celle du sol.

Aussi allons-nous favoriser les infrastructures agro-écologiques (haies, murets de pierres sèches, mares, etc… pour favoriser la présence d’auxiliaires de cultures; utiliser des purins lorsque nous le jugeons opportuns; favoriser la vie dans le sol pour plus de résilience; etc…

Les cultures en «keyline»

Elles consistent à réaliser toutes nos plantations le long des courbes de niveau en épousant le relief, et non en lignes droites dans le sens de la pente comme cela est généralement fait dans l’agriculture moderne.

Cette technique a pour avantage de maximiser la captation de l’eau et son stockage dans les sols et de ce fait,

la rendre plus disponible pour nos plantes. 

Ainsi, lors des fortes pluies, l’eau pénètre mieux dans le sol à l’endroit des systèmes racinaires de nos plantations au lieu de dévaler les pentes, favoriser l’érosion et finir inutilement dans des drains.

Des sols vivants

Nos sols ne sont pas de simples supports mécaniques inertes de nos cultures.

Afin de nourrir nos plantes sans causer la moindre pollution, nous devons en faire des systèmes vivants dans lesquelles les processus de pédogenèse et d’humification sont assurés par des cortèges de champignons, de bactéries, de verres de terre et autres micro habitants des sols.

C’est le meilleur moyen d’avoir des sols en bonne santé; d’apporter les éléments nutritifs suffisants à nos plantes; et d’améliorer la capacité de nos sols à stocker l’eau.

Pour ce faire, nous allons apporter de la matière organique en quantité au début, puis de façon plus modeste ensuite.

Cette matière organique (migou des moutons voisins; fumier de nos chevaux; fientes de nos poules; copeaux de bois issus de nos coupes; foins; foins issus de nos cultures inter-rangs;  etc…) viendra en grande majorité de l’exploitation même.

L’exploitation démarche en ce moment pour passer des partenariats avec des acteurs locaux pour nous fournir de la matière qui pourrait nous manquer.

Cette matière organique ne sera pas compostée mais épandue « en vert » toute l’année sur nos cultures afin de favoriser tous les processus de décomposition et de vie au sein même du système et non pas de façon ex-situ.

La sobriété

Elle fait partie de nos objectifs premiers.

Sobriété en eau tout d’abord parce que nos ressources sont très limitées et que nous souhaitons voir à quel point il est possible de développer une activité agro-écologique viable avec peu d’eau.

Sobriété en énergie aussi. Nous avons commencé à installer des panneaux solaires et souhaitons développer cette axe.

Pour ce qui est du travail du sol et de nos déplacements,

nous allons progressivement développer la traction animale qui replacera l’emploi de tracteurs et autres engins.

Enfin, sobriété en ce qui concerne nos matières premières. Nous souhaitons produire sur place la majorité des matières premières dont nous avons besoin et nous souhaitons recycler au maximum.

Nous avons déjà commencé en recyclant de vieux outils, en les transformant en de nouveaux outils nécessaires à l’installation de notre clôture.

Le local

Afin de prendre notre part dans la limitation de production de CO2, mais aussi pour favoriser des activités locales, nous souhaitons non seulement nous fournir localement en matières premières, mais aussi, commercialiser nos

productions dans les secteurs alentours.

C’est aussi un moyen pour nous de participer au dynamisme de notre secteur et de ramener de la vie à la campagne.

L’agroforesterie

C’est un procédé qui consiste à associer au sein d’une même parcelle des arbres avec des cultures. Comme la plupart de nos orientations, elle ne répond pas à un, mais à plusieurs objectifs. Ici, ce sont des objectifs à la fois écologiques qu’économiques.

En effet, introduire des arbres au sein d’autres cultures participe à la diversité au sein d’un même milieu. C’est donc favorable à la biodiversité.

Au sein d’une même parcelle, nous pourrons trouver des espèces typiques d’une culture, mais aussi des espèces qui nidifient ou se nourrissent dans les arbres, mais encore, des espèces qui ont non seulement besoin des arbres mais aussi de la culture pour vivre, chasser, se reproduire.

L’agroforesterie a donc un intérêt écologique. Mais aussi, en favorisant la biodiversité, nous favorisons la présence d’auxiliaires de cultures.

Des oiseaux, des insectes, des chauve-souris qui prédatent d’autres espèces parmi lesquelles figurent des parasites de nos cultures.

Les arbres favorisent donc la biodiversité, laquelle nous protège de certains parasites.

Mais aussi, la présence d’arbres réduit l’ensoleillement lors des canicules estivales et réduisent les effets des gelées lors des grands froids hivernaux.

Les arbres participent aussi à la santé du sol et le dynamisme des plantes au travers des complexes mycorhiziens.

Enfin, si nos sols ne nous permettent pas d’installer des arbres qui pourraient servir de bois d’oeuvre comme cela est réalisé dans certains secteurs, en revanche pourrons-nous planter des arbres fruitiers qui en plus de nous rendre tous les services précédemment évoqués, nous apporterons un revenu complémentaire gage de résilience.

Les infrastructures agro-écologiques

Les infrastructures agro-écologiques sont tous les éléments naturels ou semi-naturels au sein d’une exploitation.

Ce sont les arbres isolés; les haies; les mares; les murets de pierres sèches; les pelouses sèches; les matorrals; les forêts; etc… Ces éléments au sein d’une exploitation sont le lieu de vie privilégié de la faune et de la flore.

Ce sont des habitats, des lieux de reproduction; de chasse ou de migration.

Certaines espèces par exemple n’utilisent que les réseaux de haies pour se déplacer lors des migrations ou pour chasser la nuit.

C’est ce qu’on appelle des corridors écologiques. Ici au Mas des Claparèdes, avant même de mettre en oeuvre un

quelconque projet agricole, nous avons fait faire un diagnostic écologique par le Conservatoire d’espaces naturels d’Occitanie (CEN Occitanie).

Nous savons quelles espèces de faune et de flore sont présentes sur l’exploitation et au regard de leurs exigences écologiques, nous savons quels habitats nous devons conserver ou restaurer.

Aussi, chaque année ferons nous des efforts pour entretenir les milieux ouverts par la dent du bétail; entretenir voire même créer des mares; ou encore restaurer les murs de pierres sèches.

Parmi les espèces présentes, nombreuses sont celles qui sont rares, menacées et dont les enjeux de conservation en Occitanie sont forts.

Le respect de la biodiversité

Au travers de notre projet, nous souhaitons que chacune de nos décisions et actions soient pesées au travers d’un prisme écologique (au sens scientifique du terme).

En connaissance des enjeux écologiques sur le site, et au regard des objectifs que nous nous fixons, quels sont les

moyens à mettre en oeuvre pour ne pas impacter la biodiversité,  la qualité de l’eau et les paysages, voire même, comment les favoriser? Telle est la question que nous nous engageons à nous poser préalablement à chacune de nos actions afin de les guider.

Le partage, l’éducation et la sensibilisation

Le Mas des Claparèdes n’a pas vocation à rester clos. Nous voulons être ouverts sur le monde et partager le plus possible avec nos voisins, le monde agricole, le monde scientifique ou encore avec les jeunes générations.

Tout ce que nous pourrons apprendre sur le Mas de nos expérimentations et qui pourra servir à d’autres, nous souhaitons nous en faire l’écho.

Tout ce que notre équipe pourra faire pour participer à une dynamique vertueuse et à la cohésion entre les gens, elle le fera.

Aussi nous engageons-nous dans des activités que nous voulons proposer à tous: animations pleine nature; évènements culturels; woofing; marchés à la ferme; conférences…

Et parce que la jeunesse incarne notre futur, nous souhaitons partager nos connaissances et nos valeurs avec elle.

Au delà des animations et autres évènements grand public que nous souhaitons organiser, nous désirons autant que nous le pourrons faire bénéficier à de jeunes gens du Mas des Claparèdes comme outil pédagogique.

Aussi pouvons nous accueillir en stage des étudiants en agronomie, en écologie, mais aussi pourquoi pas en comptabilité, commerce, etc..

Il nous est aussi possible d’accueillir des classes le temps de quelques heures ou de quelques jours pour des études, des projets tuteurés, etc…

Nos cultures

Le choix des cultures résulte de nos aspirations et des possibles que nous offre le domaine.

Le climat y est rude, le sol souvent maigre et les ressources en eau limitées.

Mais plutôt que de prendre ces facteurs pour des limites, nous cherchons ici à favoriser l’expression d’un terroir.

Et puisque nous souhaitons favoriser la diversité du vivant, nous allons aussi apporter de la diversité à nos cultures.

Le maraichage

1 hectare de terres vont être destinées à la culture de légumes. Nous souhaitons par cette culture devenir autonomes au Mas, mais aussi et surtout faire de nos productions un vecteur de communication avec nos voisins.

Vendre des légumes de qualité, biologiques est un moyen pour nous de pouvoir sensibiliser à l’agro-écologie, ses vertus,

et sur l’importance des modes de conduite des produits que l’on consomme.

En achetant des légumes des Claparèdes, on participe à la reconquête de la biodiversité! Comme pour toutes les cultures, keyline, baissières, couvertures permanentes, sols vivants, agro-foresterie et infrastructures agro-écologiques sont nos leitmotivs.

Les plantes médicinales et l’herboristerie

Compte tenu des caractéristiques pédo-climatiques au Mas des Claparèdes, les plantes médicinales xérophytes (qui aiment le sec en grec) et méditerranéennes sont les incontournables de notre projet. Lavandes aspic, romarin, hélichryse, thym et autres sariettes seront cultivées.

Mais aussi allons-nous faire de la cueillette dans la nature.

Toutes ces plantes cueillies ou cultivées sur place seront transformées sur site et valorisées en une gamme d’herboristerie.

La vigne

Non nous n’allons pas vinifier notre vigne! Du moins pas pour l’instant.

Nous souhaitons tout d’abord cultiver du raisin de table. 2 à 3 hectares de vignes vont être cultivés.

La diversité de nos profils de sols et le climat aride de l’été nous portent à croire qu’il faut être inventif! Et pourquoi ne pas chercher l’innovation dans la tradition de pays du sud?

Ici la vigne va pousser en gobelets pour certains cépages,

en hautains en grimpant dans les arbres fruitiers comme supports, mais aussi à la mode de Lanzarote aux Canaries sur les sols les plus superficiels.

Et quand on parle de biodiversité, notre vigne devra en être l’expression même: pas moins de 7 cépages, autant de portes greffes, ici ce n’est pas un cépage issu d’un seul clone à patrimoine génétique unique que vous trouverez, mais l’expression de 378 profils génétiques rien que dans la vigne!

L’arboriculture fruitière conduite en agroforesterie

Oliviers, grenadiers, figuiers, azeroliers, jujubiers et bien d’autres arbres fruitiers vont être plantés sur le domaine dans les trois prochaines années. Mais pour que ces arbres puissent

remplir d’autres fonctions que la seule production de fruits et notamment un rôle écologique, ces arbres seront plantés en agro-foresterie au sein de toutes les autres cultures.

Les fleurs de bouche

Une petite partie de l’exploitation est destinée à recevoir la culture de fleur comestibles.

Sources de couleurs, de goûts et de vitamines, elles égaieront vos assiettes estivales!

Les abeilles

Une activité apicole aura lieu au domaine. Mais ce n’est pas nous qui allons la développer.

Nous mettons nos terre à disposition d’un jeune apiculteur en installation.

LES ANIMAUX DU MAS

POULES, PAONS ET CHEVAUX

Nous ne pouvions imaginer une ferme sans animaux. C’est en octobre 2019 que nos 10 poules Gallus-gallus « bio » sont arrivées dans un beau et grand poulailler construit à leur intention. Nos Gallus-gallus, sont de très belles poules pondeuses rousses et certifiées BIO. Elles nous gratifient de 70 à 80 oeufs par semaine… nous nous entendons bien.

Deux jeunes paons mâles qui – eux aussi – s’ennuyaient à la ville sont venus les rejoindre. Depuis mars 2020 une jument de trait, Vanécia, une Comtoise baie de onze ans est venue habiter pour travailler sur la propriété en compagnie de Duster de 4 ans son cadet.

Nous avons recueilli ces 2 merveilles à l’Association Refuge C.H.E.V.A.L de Salindres dans le Gard. Fondée il y a vingt deux ans par Paula Loïs et son mari, l’association se consacre à la cause des chevaux délaissés. Le refuge abrite et prend soin actuellement de 245 chevaux sauvés de l’abandon ou soustraits à un avenir funeste…

LA TRACTION ANIMALE : AUTONOMIE, BEAUTÉ ET TRAVAIL DE PRÉCISION

Un des aspects de notre projet consiste à essayer de nous libérer progressivement des énergies fossiles. Pour des raisons écologiques mais aussi pour des raisons liées à notre volonté d’autonomie comme de celle de sortir peu à peu des grandes dépendances. La collaboration avec l’animal va nous y aider. A cela s’ajoute des raisons pratiques. Travailler nos terres avec un cheval nous parait beaucoup plus adapté qu’avec de lourds et très couteux tracteurs.

Le travail de précision proposé par les chevaux nous parait infiniment mieux adapté à nos parcelles de tailles raisonnables rythmées par les haies et les arbres. Parmi toutes les travaux à mener en même temps, nous nous formons doucement à la traction animale. Cerise sur le gâteau,les chevaux sont beaucoup plus beaux et sympathiques que les tracteurs. Goûts personnels…

À PROPOS

Le Mas des Claparèdes est un projet agro-écologique. Nous vous accueillons pour des formations, des week-ends découvertes, de l'éducation à l'environnement, des stages, des chantiers participatifs et des conférences, avec la possibilité de loger dans nos gîtes et chambres d'hôtes.

MENTIONS LÉGALES

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